Voyage à Semur en Auxois

Destination : Semur en Auxois

Lors de notre sortie à Semur en Auxois, une fois atterri sur cette petite piste en dure où il faut faire très attention car ça monte et ça descend, nous profitons d’un petit parking pour reposer notre Cessna 172.
Petit aérodrome très sympathique à égale distance de la ville et de son lac…. »Lac de Pont ».
Nous avons pris le taxi pour nous emmener au lac. C’est un lac formé par une petite rivière appelée : l’Armançon avec une retenue de 20 mètres de hauteur.
Le lac fait 12 kilomètres de tour que l’on peut faire à pieds si vous êtes un bon marcheur.
Domaine des pêcheurs avec son fameux brochet que l’on cuisine au beurre blanc accompagné d’un Chassagne- Montrachet blanc. Et oui…….ça fait saliver.
Mais rien ne vous empêche de goûter au fameux « Coq au vin Bourguignon », mais là, prévoyez l’hôtel, le centrage ne va plus être bon….hi…hi..
Le lac est équipé d’un plongeoir et d’une belle petite plage où il fait bon s’y rafraîchir l’été , mais attention, après les bouées, il y a 20 mètres d’eau .
L’on peut même au bas de la retenue avec ses chutes, se promener et pique-niquer au bord de l’Armançon.
Autres possibilités, restaurant de tous les jours face au lac, sinon en ville, vous avez plus de choix.
La ville fortifiée est magnifique et si vous aimez les bonnes odeurs qui aromatisent le palais, vous avez à quelques kilomètres , le petit village « d’Epoisses » et son fameux fromage macéré dans le marc de Bourgogne à déguster avec un petit vin…….hum…!!!….minimun 14°…..mais après, interdit de piloter.
C’est une région magnifique à faire lors d’une journée bien ensoleillée.

Un peu d’histoire sur Semur en Auxois

Lieu d’habitation séculaire, la légende raconte que Semur fut bâtie par Hercule lors de son retour d’Espagne.
C’est en 606, dans la charte de fondation de l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain, que l’on trouve la première trace écrite de Semur, nommée alors » sene muro « : vieilles murailles soulignant ainsi le caractère défensif et ancestral du site.
Au fil des siècles, Semur se développe, et en 1276 elle bénéficie d’une charte d’affranchissement (charte de coutumes) octroyée par le duc de Bourgogne Robert II.
La ville prend toute son ampleur au milieu du XIVe siècle, au moment de la guerre de Cent Ans, quand le duc Philippe le Hardi décide de renforcer les défenses naturelles du site par des enceintes renforcées de tours et un imposant donjon scindant directement, le château et le bourg.
La vie religieuse est aussi intense, avec deux paroisses et des établissements monastiques qui ne cessent de croître au cours du temps.
Place forte de l’Auxois, Semur est fidèle aux ducs de Bourgogne, au point de s’opposer à l’autorité royale. Une position qu’elle paie au prix fort quand, en 1478, les troupes françaises de Louis XI investissent la ville et l’occupent.
En 1589, Semur connaît son ultime siège. Durant les guerres de la Ligue, la ville est soumise par Guillaume de Saulx, fils du maréchal de Tavannes. Henri IV décide le démantèlement des fortifications dans une ordonnance de 1602. La ville perd sa vocation défensive pour devenir la capitale du bailliage d’Auxois, avec tout ce que cela comporte comme prérogatives (présidial, grenier à sel…).
En 1790, elle devient chef-lieu du district de Semur puis de l’arrondissement de Semur en 1800. Elle le reste jusqu’en 1926, où la sous-préfecture est transférée à Montbard.
Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d’autres dénominations, la commune porte le nom abrégé de Semur.